Lantabat

La chapelle Chapelle Saint-Cyprien-de-Carthage

Située à Ascombéguy, présente des phases de construction remontant aux XIIe et XVIIe siècles. À proximité se trouve une croix de chemin, probablement datée du XVIIIe siècle, ornée au revers d’une représentation de la Vierge et d’une fleur de lys. L’ensemble de la chapelle est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 21 août 2003. L’édifice adopte un plan rectangulaire terminé par un chevet plat. À l’ouest, un porche d’entrée est adossé au clocher-mur, tandis qu’une sacristie prend appui contre le mur nord. Le clocher-mur, construit en pierre de taille de moyen appareil dans sa partie inférieure, se termine par une bâtière dans sa partie supérieure. Les fenêtres étroites résultent d’un remaniement réalisé à l’époque classique ou au XIXe siècle. Le porche, édifié en blocage aux XVIIe ou XVIIIe siècles, protège l’accès à la nef. Son sol est constitué de pierres tombales datant du XVIIIe siècle. Connue également sous le nom de chapelle d’Azkonbegi, l’église Saint-Cyprien de Carthage faisait partie des quatre paroisses primitives de la vallée de Lantabat. D’origine romane et vraisemblablement fondée au XIIe siècle, elle est mentionnée dans le Livre Rouge de la cathédrale de Dax sous la forme « sanctus ciprianus de ol de tasson », manuscrit rédigé aux XIe et XIIe siècles. L’édifice a conservé son plan allongé particulièrement sobre. Son portail occidental en arc brisé remonte au XVe siècle. Aux XVIIe ou XVIIIe siècles, l’église a été surélevée et agrandie vers l’est, comme en témoigne une reprise visible sur le mur nord. Aujourd’hui désaffectée, la chapelle se trouve dans un état de dégradation avancé.


La chapelle Saint-Pierre de Behaune

La chapelle Saint-Pierre remonte probablement au XIIe siècle et a connu plusieurs remaniements aux XVe ou XVIe siècles, puis au XIXe siècle. Saint-Pierre de Behaune figure parmi les quatre paroisses primitives de la vallée de Lantabat. En 1227, Pierre Arnaud II, seigneur et baron de Luxe, d’Ostibarret et de Lantabat, céda la grange monastique ainsi que le prieuré aux Prémontrés de Lahonce. Une communauté de « frères » et de « sœurs » y était déjà établie et assurait l’accueil des pèlerins dans un hospice. L’édifice conserve les caractéristiques essentielles de son origine romane, avec un plan allongé très sobre à vaisseau unique. À la charnière des XVe et XVIe siècles, le portail occidental fut remanié ; il n’en subsiste aujourd’hui que quelques vestiges, notamment le départ d’un arc brisé et des fleurs sculptées de style néo-Renaissance sur la voussure en grès. Le clocher, le porche ainsi que le décor intérieur datent quant à eux du XIXe siècle. Le porche abrite encore d’anciennes dalles funéraires. La chapelle présente une toiture à longs pans avec pignon couvert, se terminant par une demi-croupe au niveau du chevet plat. La sacristie, dans le prolongement du chevet, est coiffée d’un toit en croupe. Le clocher carré est surmonté d’une flèche polygonale en ardoise à égout retroussé. À l’avant de l’édifice, un porche à deux niveaux est adossé à la façade et desservi par un escalier extérieur latéral. À l’intérieur, la nef possède un plafond lambrissé et peint. Elle est bordée de deux niveaux de tribunes en bois ornées de balustres tournés en chandelier : la tribune inférieure repose sur des aisseliers, tandis que la supérieure est soutenue par des corbeaux.


La chapelle Saint-Étienne

Elle présente des éléments architecturaux datant des XIIe, XVe, XVIe et XVIIIe siècles. Elle constitue l’une des quatre paroisses primitives de Lantabat. De cette période subsistent le plan allongé à vaisseau unique ainsi que la fenêtre axiale du chevet plat. À l’ouest, le clocher-mur à pignon, percé d’une baie campanaire, est surmonté de deux stèles discoïdales réemployées, dont l’une porte la date de 1629 gravée à l’envers. Le porche abrite également des tombes plates et une stèle discoïdale présentant des inscriptions sculptées inversées. Une chapelle nord fut probablement ajoutée aux XVe ou XVIe siècles, tandis qu’une chapelle sud, plus récente, a aujourd’hui disparu ; seul demeure l’arc en plein cintre de séparation, désormais muré. Des traces d’arrachement sont encore visibles sur le mur ouest de la sacristie. À l’intérieur, près de l’angle sud-ouest, se trouvent des fonts baptismaux datés de 1643. La nef conserve plusieurs dalles funéraires et une charpente en bois apparente, autrefois probablement dissimulée par un lambris aujourd’hui effondré. Le porche occidental a disparu, mais le linteau de l’ancienne porte, daté de 1742, est toujours visible ; il est orné de croix fleurdelisées, d’oiseaux et de rosaces. L’édifice a fait l’objet d’une restauration en 2001. Le cimetière voisin conserve encore plusieurs stèles discoïdales. Construite en moellons et pierres de taille calcaires de moyen appareil, la chapelle est couverte d’un toit à longs pans et pignons en tuiles creuses. Un appentis, également couvert de tuiles creuses, protège la chapelle sud ajoutée postérieurement. La nef comporte un étage de tribunes accessible par un escalier intérieur en équerre situé dans l’angle nord-ouest.


Saint-Martin-de-Tours

L’église, édifiée aux XVIIIe et XIXe siècles, a fait l’objet de plusieurs campagnes de restauration au cours du XXe siècle. Aujourd’hui, elle constitue l’une des deux églises du village. Elle dépendait autrefois de la maison noble située en face, appelée « Eliceiry », une vaste demeure caractérisée par ses fenêtres à meneaux.