L’église Saint-Pierre, édifiée entre les XVIIe et XVIIIe siècles, est entourée d’un cimetière remarquable pour ses stèles discoïdales. D’origine probablement médiévale, l’église d’Armendarits ne conserve toutefois aucun élément visible de sa construction initiale. Elle fut agrandie et ornée de son décor intérieur aux XVIIe et XVIIIe siècles. En 1858, Picamilh la décrit déjà comme une église « moderne », notamment en raison de la construction, au XIXe siècle, du clocher-porche et de la rénovation générale de l’édifice. Tout au long du XXe siècle, l’église a bénéficié de campagnes régulières d’entretien et de restauration. Autrefois placée sous le vocable de l’Assomption de la Sainte Vierge, elle présente un plan allongé à nef unique. Construite en moellons et en moyen appareil de grès et de calcaire, l’église est presque entièrement recouverte d’enduit, à l’exception de la partie basse des murs. À l’ouest, un porche ouvert par des baies en plein cintre abrite l’entrée principale. Celui-ci est surmonté d’un clocher carré, percé de baies jumelées également en plein cintre et coiffé d’une flèche octogonale en ardoise, flanquée de clochetons. La nef, composée de quatre travées, est bordée de deux niveaux de tribunes en bois sur les côtés ouest, nord et sud, accessibles par un escalier intérieur droit en charpente. Elle est éclairée par des fenêtres en plein cintre et couverte d’un lambris imitant une voûte en berceau. L’ensemble est protégé par un toit à longs pans terminé à l’est par une croupe. Enfin, l’abside à trois pans, surélevée au-dessus d’une sacristie semi-enterrée, possède un lambris évoquant une voûte d’arêtes.