L’église Sainte-Marie de Hélette trouve ses origines au cœur du Moyen Âge, même si aucune source ne permet d’en attester l’existence avant le milieu du XIIIᵉ siècle. Malgré plusieurs campagnes de transformation au fil du temps, l’édifice a conservé un plan sobre et harmonieux. La première grande réfection connue intervient à la fin du XVIIᵉ siècle. Deux plaques encore visibles témoignent des travaux réalisés en 1695 : l’une, remployée dans le mur sud du porche, porte l’inscription « SANCTA MARIA ORA PRO NOBIS », tandis qu’une seconde, située à l’ouest, mentionne « DOMUS MEA DOMUS ORATIONIS ». À cette époque, la toiture est rehaussée et la nef est dotée de galeries en bois à deux niveaux longeant les murs nord, sud et ouest. Une nouvelle campagne de travaux est menée à la fin du XIXᵉ siècle. En 1885, comme l’indique la date inscrite sur le porche, un clocher carré est édifié au-dessus de l’ancien clocher-mur. Une école, aujourd’hui désaffectée, est également construite au nord-ouest de l’église. Le porche occidental abrite par ailleurs plusieurs dalles funéraires. L’ensemble de l’édifice fait ensuite l’objet de restaurations au cours du XXᵉ siècle. Le cimetière conserve de remarquables stèles discoïdales, dont l’une est datée de 1649. À la sortie ouest du cimetière se trouvait autrefois une benoîterie, mentionnée sur le cadastre de 1832 sous le nom de « Serorategia ». L’église, orientée nord-ouest / sud-est, présente un plan allongé à vaisseau unique. Elle est couverte d’un toit à longs pans terminé par un pignon couvert. À l’ouest, le clocher à silhouette chantournée, percé d’une baie campanaire, est coiffé d’une flèche polygonale en ardoise. À l’est, le chevet adopte une forme à trois pans avec croupe polygonale. La sacristie, située au sud et surélevée d’environ 1,50 mètre sur quatre piliers maçonnés circulaires, est accessible par un escalier extérieur en maçonnerie. L’ancienne école voisine se distingue par ses petits pavillons à pans de bois et ses pignons couverts. Comme la sacristie, elle est surélevée et desservie par un escalier extérieur maçonné. À l’intérieur, la nef est couverte d’un plafond à caissons rectangulaires, animé d’arcs segmentaires reliant les murs gouttereaux nord et sud, formant une fausse voûte déprimée. L’église abrite enfin une remarquable statue de saint Jacques le Majeur, classée par le ministère de la Culture. Réalisée en bois doré, elle représente le saint muni des attributs traditionnels du pèlerin : bourdon, calebasse et coquille Saint-Jacques.
La chapelle Bixintxo (Saint-Vincent)
La chapelle édifiée au XIIe siècle, se trouve à deux kilomètres à l’ouest d’Hélette, sur la route de Louhossoa. Bixintxo, diacre originaire de Huesca, fut martyrisé à Saragosse le 22 janvier 304. Plusieurs fois détruite au fil des siècles, la chapelle a fait l’objet d’une importante restauration en 1933, menée par l’abbé Athor, curé de la paroisse entre 1928 et 1958. À proximité, sur les pentes du Baïgura, jaillit une source réputée miraculeuse, qui donnait lieu à un pèlerinage chaque 1er septembre.