10h30 Sacrement de la Confirmation à Saint-Just-Ibarre
L’église est placée sous le vocable de Saint Just et du Bon Pasteur. La paroisse de Saint-Just n’est attestée que depuis le XVIe siècle et relevait auparavant de l’abbaye de Sordes (Landes). L’édifice actuel pourrait dater de cette période, bien qu’il ait été profondément remanié dans le troisième quart du XVIIIe siècle, comme en témoigne la date de 1751 gravée sur le linteau de la porte de la sacristie. Aux XIXe et XXe siècles, l’église a ensuite connu plusieurs campagnes de restauration et de modifications. Elle présente une architecture sobre, avec un plan allongé, une nef unique et une abside à cinq pans. Les murs, construits en moyen appareil calcaire et enduits, sont percés de larges baies en plein cintre. À l’ouest s’élève un clocher-porche rectangulaire, couvert d’un toit à longs pans et croupe en ardoise, intégrant une structure en pan de bois et portant les traces visibles d’un rehaussement. L’accès principal se fait par une porte en plein cintre, protégée par un porche en appentis couvert de tuiles creuses. La nef est coiffée d’un toit à longs pans et pignon en ardoise, tandis que le chevet est couvert d’un toit polygonal également en ardoise. Deux escaliers extérieurs droits, en maçonnerie, situés au nord et au sud, permettent l’accès aux tribunes intérieures. Enfin, une sacristie est adossée à l’abside sur son élévation sud.
L’église dédiée à l’Assomption de la Vierge Marie présente une architecture sobre : elle adopte un plan allongé à vaisseau unique, prolongé par un chevet plat, et flanqué de deux chapelles latérales de plan rectangulaire, dont l’une a été transformée en sacristie. L’ensemble est couvert d’un toit à longs pans avec pignon, en tuiles creuses, aussi bien pour la nef que pour les chapelles. Les murs, construits en moyen et grand appareil de grès puis enduits, laissent apparaître par endroits la maçonnerie, notamment au niveau du clocher-mur pignon. Un porche récent, protégé par un appentis en tuiles creuses, abrite l’entrée. L’édifice est percé de fenêtres en plein cintre, fortement ébrasées et de dimensions variées. À l’intérieur, la charpente en bois est apparente. L’accès aux tribunes se fait par un escalier en équerre en charpente, situé près de l’entrée. Le décor comprend notamment des vitraux installés en 1939, figurant Notre-Dame de Bétharram et saint Michel Garicoïts. Entourée de son cimetière, l’église acquiert une importance particulière au XIXe siècle sous l’impulsion de Michel Garicoïts, natif du village et fondateur de la communauté religieuse de Bétharram. Ses parents y sont d’ailleurs inhumés. Chaque année, un pèlerinage a lieu à Ibarre, reliant la maison natale du saint à l’église. L’édifice a connu plusieurs remaniements aux XIXe et surtout XXe siècles. D’importants travaux de restauration sont menés en 1931 sous la direction de l’architecte Hébrard, tandis que les vitraux sont réalisés en 1939 par le maître-verrier bordelais E.-L. Caillaud.
A St Just Ibarre, l'église et le cimetière, un jour de fête aux bestiaux de l'Oztibarre