Ostabat-Asme

Le projet de construction de l’église paroissiale principale, Saint-Jean- Baptiste, est engagé par le conseil municipal dès 1867. En 1879, l’implantation de l’édifice au cœur du bourg est décidée. Les plans et devis de l’architecte palois Maurice Lévy sont validés en 1884, et les travaux, confiés aux entrepreneurs Larrouy et Oyhamburu, originaires de Saint-Palais, débutent en 1888. L’église est finalement inaugurée en avril 1889. Au cours du XXe siècle, plusieurs campagnes de restauration sont menées : les tribunes sont reprises en 1924, le clocher en 1936, puis l’intérieur de l’édifice fait l’objet de nouveaux travaux en 1988. À l’origine, l’église était dédiée au Sacré-Cœur de Jésus. Orientée selon un axe sud-est/nord- ouest, elle adopte un plan allongé à vaisseau unique. Construite en calcaire recouvert d’enduit, elle présente, au nord-ouest, un clocher-porche carré en saillie sur la façade, renforcé par des contreforts d’angle à ressauts et coiffé d’une flèche polygonale en ardoise, reposant sur un égout retroussé de plan carré. Un vestibule oblong s’ouvre, par trois arcades en plein cintre, sur une nef unique de cinq travées, rythmée par des contreforts et éclairée par des baies cintrées. Au-dessus du vestibule prend place une tribune en bois, soutenue par des aisseliers. Un arc triomphal en plein cintre donne accès à une abside à trois pans, prolongée par une sacristie dans l’axe. La nef est couverte d’un toit à longs pans en tuiles creuses et d’un lambris en berceau plein cintre, tandis que l’abside, coiffée d’une croupe polygonale, reçoit une fausse voûte d’ogives sexpartite en plâtre peint, reposant sur des corbeaux de pierre. Deux escaliers extérieurs en maçonnerie, disposés en équerre contre les élévations nord et sud, permettent l’accès aux tribunes. L’église conserve enfin onze verrières réalisées à la fin du XIXe siècle, ainsi qu’un mobilier et des objets de culte majoritairement datés de la seconde moitié ou de la fin de ce siècle. Le linteau de la porte d’entrée porte l’inscription : « ADVENIAT REGNUM TUUM ».


La chapelle Saint-Nicolas se compose d’une simple salle rectangulaire de 13 mètres sur 8, à vaisseau unique et chevet plat. Ses murs, épais d’environ 1,10 mètre, témoignent d’une construction solide. Certaines ouvertures d’origine ont été remplacées au XIXe siècle par des baies plus larges. La partie inférieure du mur sud-est révèle toutefois la présence d’un édifice antérieur. L’ensemble est couvert d’un toit à longs pans avec pignon couvert. La sacristie, datant du XVIIIe siècle, est coiffée d’un toit en croupe. Le porche, organisé sur deux niveaux dont un étage à usage d’habitation, adopte également ce type de couverture. Au nord-ouest s’élève un clocher trinitaire percé de deux baies campanaires ; sa chambre des cloches, en bois, est surmontée d’un toit en appentis de construction plus récente. L’entrée de la chapelle se fait par une porte en arc plein cintre à double voussure, précédée de quatre marches en calcaire stratifié. Son tympan roman est orné d’un chrisme, d’une croix de Malte et d’une étoile à cinq branches. Le pied-droit gauche présente en outre une tête sculptée, probablement issue du bâtiment antérieur. Au nord-ouest, le porche à deux niveaux s’ouvre par deux grandes entrées latérales, dont l’une est aujourd’hui murée. Une troisième porte donnait autrefois accès à une partie hospitalière aujourd’hui disparue, tandis que l’étage supérieur servait de logement. L’intérieur conserve un remarquable décor homogène du XVIIe siècle : une tribune à balustres, une voûte lambrissée ornée de peintures figurant les évangélistes, ainsi qu’un imposant retable dédié à saint Nicolas de Bari.